Vers une industrie extractive moins opaque

Plus de transparence pour l’industrie extractive

Les pratiques traditionnelles de l’industrie extractive sont, depuis trop longtemps, plus qu’opaques. Les pratiques financières des sociétés chargées d’extraire du sous-sol les ressources naturelles sont culturellement ancrées dans un obscurantisme qui semblait arranger tout le monde. Gouvernements comme lobbying fermaient les yeux sur des comportements qui favorisaient certaines entreprises au détriment d’autres. Les groupes miniers, gaziers ou encore pétroliers vont désormais devoir rendre des comptes. La corruption semblait être monnaie courante lors des négociations entre les géants de ces secteurs et les gouvernements. Ce qui, en matière fiscale, donnait lieu à des aberrations. Fort heureusement, des acteurs du secteur ont eu le courage de dénoncer ces agissements.

Vers une lente mais nécessaire réforme

Le souci de transparence de certains grands groupes internationaux, par rapport à leurs pratiques dans des pays en voie de développement, est à l’origine de cette initiative. Avec la nécessité d’un transparence fiscale sur les transactions opérées entre les différents intervenants. Américains, australiens, français notamment souhaitent une harmonisation des pratiques pour aller vers une industrie extractive où les marchés se disputeront de manière plus équitable. Les autorités de régulation devront être vigilantes au respect des règlements instaurés. Cette démarche, qui se veut exemplaire, n’en est encore qu’à ses balbutiements. Nul doute que la transition ne se fera pas du jour au lendemain. La volonté des grands groupes de cette industrie constitue une bonne base de travail. Il reste à faire comprendre à certains gouvernements, notamment en Afrique, la nécessité de se diriger vers de tels objectifs. Les enjeux sont mondiaux.