A quoi ressemblera l’usine de demain ?

Alors qu’en l’espace de quelques décennies, les hommes ont été remplacés par les machines dans les usines pour la production à la chaîne, nous pouvons nous interroger sur l’aspect que prendra l’usine du futur. L’usine sans humains, tant de fois annoncée et décriée, serait-elle pour demain?

Les progrès de la robotique

Actuellement, les robots industriels sont plus souvent des bras manipulateurs fonctionnant sur plusieurs axes. On les imagine la plupart du temps sur des chaînes de montage de voitures à assembler les pièces entre elles ou à peindre. Les technologies actuelles permettent d’attribuer de nouveaux rôles.
L’usine 4.0 offre ainsi un éventail de nouvelles possibilités dans les processus de fabrication et des gains de temps, notamment grâce à la performance et aux derniers développements des logiciels. Les machines évoluent, les matériaux aussi. Les industriels travaillent à en créer de nouveaux, pour optimiser les produits. C’est le cas de Renault, qui mène à Rennes un projet pilote. L’objet de la recherche ? Développer un matériau composite qui pourrait remplacer l’acier dans les pièces de structure des véhicules, comme le bas de caisse. La finalité étant de produire des véhicules plus légers, donc moins gourmands en carburant et moins polluants.
Dans la logistique, les chariots automatiques font leur apparition, comme chez BA Systèmes. Ces robots sont en fait des chariots élévateurs automatisés, sans conducteurs. Ils sont utilisés pour remplacer les caristes pour les tâches simples et répétitives ou lors de production à flux constant. Ils sont aussi mis en œuvre dans les entrepôts frigorifiques, où le travail est plus pénible sur la durée. Les caristes travaillent à leur côté, les remplaçant en cas d’imprévu ou de pic de production.

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« Mais il ne faudrait pas croire que l’usine du futur se résumera seulement aux machines et matériaux. »

L’homme toujours au cœur de l’usine

Dans l’usine moderne, on va avoir besoin d’encore moins d’hommes et plus de machines et donc une des questions, c’est comment l’usine va rester un lieu de socialisation», a souligné l’économiste, qui dirige la revue Sociétal.
Mais il ne faudrait pas croire que l’usine du futur se résumera seulement aux machines et matériaux. « Contrairement aux plans allemand et américain, nous n’avons pas voulu rester focalisés sur les nouveaux outils numériques et les machines connectées. Le plan français […] s’intéresse aussi à la place de l’homme dans l’usine », expliquait en mars dernier Frédéric Sanchez, président du directoire de Fives. Une question au centre des réflexions comme chez Airbus, qui cherche à faire en sorte que les opérateurs réalisent des tâches plus intéressantes et moins pénibles. Le but ? Rendre les objets intelligents, pour qu’ils soient capables de reconnaître l’environnement dans lequel ils travaillent et pour qu’ils se préparent aux opérations que l’opérateur va leur demander.

Une usine plus respectueuse

L’usine doit enfin penser à l’énergie et l’environnement. A Carros (Var), l’extension du site de Schneider Electric, ouverte il y a trois ans, est un bâtiment à basse consommation et l’électricité produite par les 1400 m2 de panneaux photovoltaïques posés sur sa toiture correspond à la consommation du bâtiment. « Avec la mondialisation, la pression concurrentielle est de plus en plus forte. Nous devons apprendre à mieux produire et mieux consommer. Nous devons maîtriser notre consommation d’énergie », soulignait Guy Dufraisse. Cette maîtrise a de multiples vertus, car prendre soin de l’environnement, c’est encore une autre manière de prendre soin des hommes.

 

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